samedi 12 octobre 2013

Le diable et le porcher



Source: kincsestar.radio.hu
Un jour un porcher faisait paître ses bêtes aux champs. Le diable s'approcha de lui et dit:

«Ces animaux sont à toi?
-Non, je suis seulement le porcher.
-Alors, unissons nos efforts, allons faire du commerce puisque tu t’y entends mieux que moi en cochons. Voilà mon sac d’argent, allons au marché.»

Le diable acheta beaucoup de cochons. Le pauvre porcher par contre n’avait de l’argent que pour acheter sept cochons bien maigres. Ils lâchèrent toutes les bêtes dans une porcherie commune. Le lendemain le diable se gratta la tête.

«Nous les avons enfermés tous ensemble, mais maintenant comment allons-nous les départager? Je n’en reconnais pas un seul!
-J’ai donné un tour à la queue de chacun de ceux qui m’appartiennent», répondit le porcher. «Toutes les bêtes à la queue en tire-bouchon sont à moi.»

Connaissant bien son métier, le porcher savait que les cochons à la queue en tire-bouchon étaient en bonne santé. Ainsi il devint riche, le diable par contre s’appauvrit.
Un peu plus tard le diable sema du blé dans un grand champ. Quand les blés furent mûrs, il demanda au porcher:

«Choisis! Tu veux le haut ou le bas de la récolte de céréales?
-Je veux le haut de la récolte, autant que je puisse en ramasser avec mes deux mains», répondit le porcher. Il eut donc tous les épis.

Le diable était content d'en avoir la plus grande partie. Mais il comprit plus tard qu'il était encore une fois perdant. L'année suivante ils semèrent des oignons. Cette-fois-ci, c'était le diable qui devait choisir. Il pensa être plus malin que le porcher et il choisit la partie haute des oignons. Il eut les tiges, le porcher garda les bulbes.
Le diable s'appauvrissait de plus en plus, tandis que le porcher avait déjà gagné un sac d'argent. Le diable était en colère contre le porcher.

«Puisque j'ai déjà perdu tout mon argent, battons-nous au moins! Celui qui gagnera, aura l'argent!»

Le porcher donna son accord. Le lendemain, tôt le matin, le diable se fit apporter un énorme gourdin en fer afin de tuer le porcher et de mettre ensuite la main sur le sac d'argent. Il frappa à la porte du porcher et lui dit:

«Lève-toi, sors et battons-nous!»

Le porcher avait un bâton ferré. Il le prit et se mit face au diable. Pendant que le diable soulevait son lourd gourdin, le porcher cogna la tête du diable qui se sauva en gémissant de douleur.

Le porcher resta riche et il vit encore aujourd'hui s'il n'est pas mort entre-temps.

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