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vendredi 16 mai 2014

Le tzigane qui scie la branche sur laquelle il est assis

Source: www.nemztisegek.hu

Un tzigane alla dans la forêt et grimpa sur une branche. Il coupa la branche sur laquelle il était assis. Le garde forestier entendit le bruit et alla voir qui osait couper du bois. Quand il arriva au pied de l’arbre, il vit le tzigane couper la branche au faîte de l’arbre. Il lui dit:

«Que fais-tu là-bas, tzigane?
-Je coupe du bois», répondit-il.
«Tu vas tomber, je te préviens!» répliqua le garde forestier.

Quelques instants plus tard, le tzigane tomba avec un bruit sourd.

«Alors, tu es Dieu! Comment savais-tu que je tomberais?» demanda le tzigane au garde forestier.

Le tzigane avait un cheval maigre qui tirait sa charrette. Il la chargea des branches et du bois qu’il ramassait ici et là.

«Alors, si tu es Dieu, dis-moi quand est-ce que je vais mourir?» lança le tzigane.
«Quand ton cheval pétera trois fois», répondit le garde forestier.

Il y avait de la boue partout parce qu’il pleuvait abondamment. Le tzigane aurait voulu faire avancer son cheval plus vite mais les roues de la charrette se mirent en travers du chemin de terre boueux. Le cheval péta une fois mais le tzigane insista et frappa la bête. Il fallait passer par une montée pour atteindre la grand-route. Quand ils y arrivèrent, le tzigane frappa son cheval qui lâcha un énorme pet.

«Il n’en faut plus qu’une et le compte sera bon», se dit le tzigane.

Il se coucha par terre sur la grand-route pour ne pas mourir debout. Il voulait mourir couché pour éviter de se cogner en tombant. Un motard arriva et klaxonna mais le tzigane resta immobile. Il ne leva même pas la tête. Quand le motard vit que le tzigane ne bougeait pas, il s’arrêta pour ne pas écraser le cheval et le tzigane.

«Lève-toi, tzigane!» dit-il.
«Ne parlez pas à un mort», répondit le tzigane.
«Est-il mort celui qui parle?» se dit le motard qui avait une baguette sur lui. Il en tapa bien fort sur le tzigane qui constata que c’était loin d’être une plaisanterie et qui bondit comme un diable hors de sa boîte. Il y avait une meule de foin près de la route. Il pleuvait à verse et pour se mettre à l’abri, il se cacha dans la meule.

«Alors, se dit-il, je cache ma tête dans la meule, cela n’est pas grave si un éclair touche mes fesses.»
Mais il y avait un autre homme de l’autre côté de la meule.  Il se tourna vers le tzigane et avec sa baguette il tapa autant qu’il pouvait sur les fesses du tzigane.

«Dis donc, mon Dieu, je n’ai pas dit ce que je viens de dire pour que tu le fasses aussitôt», dit le tzigane.
Il sortit de la meule et rentra à la maison avec son cheval, avec sa charrette chargée de peu de bois. S’il n’était pas sorti de la meule, il y serait toujours.

vendredi 20 septembre 2013

La musette miraculeuse

Source: www. eotvostarsasag.hu 

Il était une fois un pauvre tzigane. Il avait autant d’enfants qu’il y a de trous sur une écumoire. Il lui arriva assez souvent de n’avoir rien à donner à manger à ses enfants. Un jour dans son malheur il mit la hache sur son épaule et partit pour abattre le Seigneur qui lui avait donné beaucoup d’enfants, mais pas assez de nourriture pour ses pauvres petits innocents. Il marcha, chemina jusqu'à ce qu'il rencontre un très vieux mendiant. Il le salua poliment:

«Bonjour, mon vieux!
-Bonjour. Où vas-tu, pauvre homme?
-Où je vais? Je vais voir le Seigneur! Je veux l'abattre parce qu’il m’a donné tant d’enfant que je ne sais plus quoi faire avec eux. Non seulement qu'ils sont en guenilles, et en plus ils n’ont rien à manger», dit le pauvre tzigane.
«-Ne va nulle part, pauvre homme!» répondit le vieux mendiant. «Tiens, voici cette musette, je te la donne. Rentre à la maison et dis-lui:«Allez, ma musette, ouvre-toi!»

Le pauvre tzigane accepta la musette, remercia bien de sa bonté le vieil homme, et il rebroussa  chemin. En cours de route il arriva à un puits. Il s’installa près du puits pour se reposer un peu. Il se dit:

«J’ai envie de voir ce qu’il y a dans la musette que le vieil homme m’a offerte!»

Il lui dit:

«Allez, ma musette, ouvre-toi!»

...Et ô miracle...elle contenait tant de nourriture et boisson qu’il ne savait plus quoi en faire. Quand il fut rassasié, il mit le reste dans sa musette et reprit son chemin vers la maison. Quand il rentra chez lui, il dit à sa femme:

«Écoute-moi, ma femme! Nous avons tant d’enfants qu’ils ne rentrent plus dans la pièce. Sors avec eux dans la cour, installe-les en demi-cercle et je m'en charge du reste!»

Quand toute la famille fut assise, il dit à sa musette:

«Allez, ma musette, ouvre-toi!»

Ainsi la musette leur donna à manger et à boire. Ils étaient très heureux. Un jour l’homme dit à sa femme:

«Va voir le roi et invite-le chez nous pour un dîner puisqu'il est le parrain d'un de nos enfants.»

Sa femme y alla, mais la garde ne la laissa pas entrer. Elle eut beau dire qu’elle souhaitait parler à Sa Majesté qui était son parrain, rien à faire. Les gardes annoncèrent au roi qu’une femme tzigane déguenillée voulait à tout prix lui parler. Le roi descendit à la porte et la femme lui transmit tout de suite l’invitation à dîner de son mari. Le roi se mit en colère, il la chassa et il lâcha même les chiens sur la pauvre femme.

Elle rentra chez elle accablée de tristesse. A la maison, elle se plaignit à son mari de la manière dont elle avait été accueillie, que le roi ne l’avait pratiquement pas écoutée, et que, en plus, il avait lâché les chiens sur elle.

«Sacrebleu! Qu’est-ce que tu as fabriqué?» gronda le mari sa femme.
«Retourne au palais royal et dis-lui que c’est moi qui l’appelle! S’il ne vient pas, il n’aura plus de place dans ma maison», dit le mari.

La pauvre femme retourna au palais royal, alla voir le roi et le supplia:

«Mon cher parrain! Mon cher roi! Votre Majesté!» dit-elle comme cela lui vint à l’esprit.
«Viens chez nous déjeuner, n’aie pas honte à cause de notre pauvreté! Si tu ne viens pas, mon mari va te bannir de notre maison.»
«Bon, d’accord! C’est bon! Demain j’irai déjeuner chez vous!» dit le roi.

La pauvre femme rentra chez elle et annonça à son mari que le lendemain le roi viendrait déjeuner. Ils mirent les enfants au grenier afin qu’ils ne soient pas dans leurs jambes.
Le lendemain le roi arriva.

«Bonjour parrain! Je suis là comme tu l’as souhaité!» dit le roi.
«Merci! Assieds-toi!» lui dit le pauvre homme en l’invitant à entrer.
«Ma femme! Rentre la musette!» dit-il à sa femme.

Ainsi fit-elle.

«Allez, ma musette, ouvre-toi mais sache que c’est le roi qui est devant toi!»

Elle prépara une table telle que le roi n’en avait jamais vue dans sa vie. Il y avait là de la viande rôtie, du cochon de lait farci de délicieux ingrédients et du boudin. Le roi resta bouche bée, secoua la tête, et même la couronne faillit tomber de sa tête.

«Mon cher parrain! Comment as-tu réussi à me faire une table pareille? N’as-tu pas peur que quelqu’un rentre chez toi et te vole la musette? Je te fais donc une proposition: donne-moi la musette et en échange je t’envoie tous les jours dix charrettes de viande de porc fumée, un bœuf, du sel et de la farine, enfin tout ce qu’il faut dans la cuisine. Ta femme aura tout ce qu’il faut, elle n’aura rien à faire que préparer les plats et les gâteaux. En plus, j’enverrai des vêtements à tes enfants en guenilles parce qu’il est vrai que la nourriture ne vaut rien s’ils vont nus», dit le roi.

Le pauvre homme ne se fit pas prier longtemps, il donna la musette au roi qui tint parole. Le pauvre homme était heureux parce que ses enfants ne sortaient plus nus. Le roi était très fier de la musette.
Un jour il proclama dans son pays que tout le monde était invité chez lui pour déjeuner. Il envoya un message au tzigane afin qu’il vienne lui aussi faire chauffer les poêles, ainsi il profiterait de bien des choses.

J’ai failli oublier de dire qu’au bout d’un moment le roi manqua à sa promesse, et qu’il n’envoya plus de nourriture, ni de vêtements aux indigents. Quand le pauvre père alla se plaindre, il ne le laissa même pas entrer. Il mit sa hache sur son épaule et retourna voir le Seigneur. Quand il le rencontra, il lui raconta ses ennuis: que ses enfants mouraient de faim parce que le roi ne leur envoyait ni nourriture, ni vêtements.

«Ne te lamente pas, cela n’en vaut pas la peine! Voilà une autre musette, elle va faire l’affaire aussi bien que l’autre!» dit le Seigneur.

Le pauvre homme remercia pour la musette, et il prit le chemin du retour. Quand il arriva au puits, il eut envie d’essayer la nouvelle musette et il lui dit:

«Allez, ma musette, ouvre-toi!»
Dès qu’il prononça ces mots, il sortit de la musette autant de badines qu’il y avait d’étoiles sur le ciel. Le pauvre tzigane reçut des coups de badines jusqu’à ce qu’il n’ait pas dit:

«Allez! Retourne dans la musette!»

Le pauvre homme fut ainsi sauvé. Mais il eut du mal à rentrer chez lui. Il se dit:

«Eh bien, maintenant je vais tester sur la famille ce que la musette sait faire!»

Le savoir de la musette était vrai. Les badines battirent bien les enfants, même quand ils montèrent dans le grenier.
Le pauvre homme prit la musette et alla au palais royal où se tenait un grand festin. Il rentra tout doucement sans être repéré et il échangea les musettes. Il donna l’ancienne à sa femme afin qu’elle rentre avec à la maison. Au palais, il y avait de la musique, des rois, des princes, des comtes, des barons qui se mirent à table et attendaient les services. A ce moment-là, le roi, qui était très fier, se leva et encouragea ainsi sa musette:

«Allez, ma musette, ouvre-toi!»

Il y eut un charivari infernal! Les badines tapaient les invités qui tentaient de se sauver par les portes et par les fenêtres. C’était presque au tour du roi quand le pauvre homme donna aux badines l’ordre de retourner dans la musette. Le roi fut tout de même déshonoré. Les pauvres tziganes vivent encore aujourd’hui s’ils ne sont pas morts entre-temps.


Conte tzigane, collecte de Sándor Sáfár


vendredi 5 juillet 2013

Le prêtre et les oeufs


Source: kiralyudvar.lapunk.hu

Il était une fois un prêtre qui avait pour serviteur un vieux garçon tzigane venant de  Transylvanie1. C'est lui qui s'occupait de tout à la maison.
Le prêtre allait chaque jour dans une autre famille prendre son petit déjeuner, son déjeuner et son dîner. Il mangeait des oeufs, un à chaque repas. Un mois passa et il dut payer pour ses repas. Il alla voir le maître de maison pour convenir du prix à payer. Quand on mange, on doit solder son compte, c'est normal.

Le maître de maison compta combien d'oeufs le prêtre avait mangés. Il compta aussi le nombre de poulets et de poules qu’il aurait eu si le prêtre n'avait pas mangé ses oeufs. Il calcula un montant tel que tous les biens du prêtre n'auraient pas suffi. La facture était bien salée.

«Oh là là, je ne peux pas régler ce montant», dit le prêtre.

«Si tu ne peux pas payer, alors je vais porter plainte contre toi au Tribunal. Trop, c'est trop!» dit le maître de maison.

Il saisit son bâton et fit route vers le Tribunal. Il avait l’intention d'y déposer une plainte pour récupérer la somme mangée par le prêtre. Tous les oeufs avalés auraient pu donner encore bien des poules, des poulets et combien d'autres oeufs.
Sainte Mère!
Toujours est-il que le prêtre fut convoqué au Tribunal. Oh là là! Il était tout abattu, cette affaire lui causait bien du tracas. Il pensait sans cesse à ce qui se passerait au Tribunal.

Le tzigane qui était à son service, remarqua son angoisse et demanda:

«Alors, Monsieur le Prêtre! Qu'est-ce qui te peine en ce moment? Je te trouve très pensif! Tu dois avoir de gros soucis!
-Ne m’en parle pas! Pourquoi veux-tu que je te raconte tout ça?
-Pas de ça entre nous, dis-moi tout! Peut-être que même moi, je pourrais t'aider dans ton malheur.
-Mais non, mais non...
-Du courage, Monsieur le Prêtre! Allez, raconte-moi tout et je t'aiderai!»

Alors le prêtre céda et raconta son histoire.

«Tu sais quoi, Monsieur le Prêtre, je t'accompagnerai au Tribunal», dit le serviteur.
«A quoi, toi, tu me servirais là-bas?
-Si, je dois y aller! Je dois entendre ce qu'on va te dire.
-Bon, d'accord! Accompagne-moi!»

Quand arriva enfin le jour de l'audition, tous les deux s'habillèrent convenablement. Le prêtre donna à son serviteur quelques vêtements afin qu'il soit correctement habillé. Alors qu'ils étaient prêts à partir, le serviteur trouva la moitié d'une brique. Hop! Il la prit et la cacha sous sa chemise. Il dut la tenir pour qu'elle ne tombe pas par terre.
Ils arrivèrent sans problème au Tribunal. Le juge énuméra le nombre d'oeufs que le prêtre avait mangés et qu'il ne pouvait payer.

Mais que faisait donc pendant ce temps le serviteur? Il se frappait sans cesse la poitrine, plus exactement la moitié de la brique de tout à l'heure. Voyant cela, le juge crut que le serviteur serait le payeur et que l'argent était sur lui. Mais non! Le serviteur s'impatienta et dit au prêtre:

«Quand en aurons-nous fini ici parce que j'ai des choses à faire à la maison. Tu sais bien qu'un grand travail m'attend là-bas!»

Le juge dit:

«Alors, quel travail t'attend?
-Le chaudron est plein de blé qui est en train de cuire sur le feu. Dès que nous serons rentrés, je le sèmerai.
-Comment? Tu cuis d'abord le blé, ensuite tu le sèmes?
-Oui, je veux le semer.
-Mais enfin, c'est impossible. Cela ne donnera rien du tout. Le blé cuit ne lèvera jamais.
-Ah oui, le blé cuit ne lèvera pas? Alors, les oeufs cuits? Ils auraient donné combien de poules et de poulets?» demanda le serviteur au juge.

Et voilà, le juge se mit à réfléchir.

«Tu as raison», dit-il.
«Alors, Monsieur le Juge, si tu ne m'avais pas donné raison, je t'aurais cassé le nez avec ce morceau de brique que tu vois ici. Si le blé cuit ne donne rien, alors les oeufs cuits ne donnent rien non plus», répliqua pour finir le serviteur.

Le prêtre et son serviteur rentrèrent à la maison et c'est ainsi que le prêtre obtint gain de cause.

1 La Transylvanie qui signifie en latin au-delà des forêts, est une région du centre-ouest de la Roumanie

vendredi 1 mars 2013

Le Bonhomme Hiver

Il était une fois, à la lisière d’une grande forêt, une petite maison. Dans cette petite maison vivaient un vieil homme et sa femme. Pendant toute leur vie, ils furent pauvres et le restèrent, même s’ils travaillaient dur et vivaient chichement. Le vieux mit de l'argent de côté, qu’il cacha dans un vieux bas pour qu’ils aient de quoi vivre quand ils ne pourraient plus travailler.
«Cet argent tombera bien quand l’hiver arrivera», disait souvent le vieil homme, chaque fois qu’il jetait un coup d’œil sur le vieux bas.

Un jour, il alla couper du bois dans la forêt et laissa sa femme seule à la maison. Tout à coup, on frappa à la porte. La vieille regarda par la fenêtre et vit un vieillard devant la porte.
«Qui es-tu, toi, vieillard? Qui es-tu et que veux-tu?» demanda la femme.
«Je viens te demander l’aumône. Je suis le vieux Bonhomme Hiver.
-C’est toi, Hiver? Alors, rentre! Depuis longtemps, nous mettons de côté un petit pécule pour que nous ayons de l'argent quand tu vas arriver!»

La vieille femme mit dans la main du vieillard le bas avec tout l’argent que son mari avait amassé, sou par sou grâce à son dur travail. Quand son mari rentra, sa femme lui raconta gaiement:
« Le Bonhomme Hiver est venu chez nous et il a emporté notre argent!
-Oh mon Dieu! Tu ne lui as tout de même pas donné notre argent, celui qu'on a mis de côté?» se lamenta le mari.
«Bien sûr que si! Un vieillard a frappé à la porte et a dit qu’il s’appelait Hiver, je lui ai donc donné l'argent. C’est toi qui as dit qu’un jour cet argent tombera bien quand l’Hiver viendra frapper chez nous», répondit la vieille.
«Nous avons perdu tous nos biens. Il n’y a plus rien à faire, prenons nos cliques et nos claques, et allons de par le monde pour tenter notre chance», soupira le vieux.

Ainsi firent-ils. Ils se mirent en route vers le monde inconnu et ils quittèrent leur petite maison. Ils décrochèrent juste la porte et l'emportèrent avec eux pour dormir dessus pendant la nuit. Ils traversaient une épaisse forêt quand la nuit tomba. Le vieux choisit un arbre au feuillage bien fourni. Il y monta avec la porte et avec sa femme puis ils se couchèrent sur la porte. Bientôt ils s'endormirent.

La lune était déjà très haute dans le ciel quand un grand bruit et un grand tintamarre les réveillèrent. C'était des voleurs qui parcouraient la forêt. Ils se reposèrent sous l'arbre dont les branches tenaient la porte, servant de lit au vieux couple. Les brigands sortirent leur butin, beaucoup d'or et de bijoux. Ils s'apprêtèrent à le partager, mais ils se fâchèrent, car chacun voulait en garder la plus grande partie. Le chef des voleurs se mit en colère et cria :
«Que le diable vous emporte!»

Sur ce, le vieux saisit la porte et la jeta sur les brigands en criant encore plus fort que leur chef :
«Voici le diable!»
Il n'en fallait pas plus aux voleurs! Tous, autant qu'ils étaient, s'enfuirent de tous côtés en laissant le butin sur place. Les vieux descendirent de l'arbre. Ils mirent autant d'or et de bijoux que pouvaient en contenir leur tablier et leur besace. Ils rentrèrent chez eux, le vieux raccrocha la porte à sa place et ils vivent encore aujourd'hui s'ils ne sont pas morts entre-temps.

Conte tzigane